Voyageuse assise sur un rocher regardant l'horizon
Autre

Lettre à mon voyageur de passage.

Si tôt arrivé,
Tu as préféré partir.
Dans ce corps en guerre, mutilé et meurtri,
Tu as préféré quitter le nid.
C’est peut-être ta façon de me faire réagir,
Il faut te mériter…
Si petit,
Mais si réfléchi.

Peut-on vraiment être en deuil quand on n’apprend l’existence
Qu’au moment où il est déjà trop tard, même pour la science ?

À choisir je crois que tu as bien fait.
J’ai beau poser des « et si ? »
Rien n’aurais changé.
Si j’avais su, je ne me serais pas ménagée.
Ma vie est telle, je dois sans cesse lutter.
A priori, ce n’était pas ce que tu attendais.

J’aurais pourtant pu tout te donner.
Facile ! Tu vas dire, quand on n’a pas grand-chose !
Quid de tout l’Amour que je te propose ?
Ce n’est pas suffisant à t’écouter.

J’ai très mal quand même au fond de mes entrailles,
Abandonnée dans un psychique insondable.
Je me sens laissée las dans une cage sans victuailles.
Ton passage éclair me projetant dans un questionnement intersidéral
Ne m’as-tu pas voulu pour vaisseaux ?
Ou sans le savoir t’ai-je expulsé ?
Il est trop tard maintenant pour culpabiliser.

J’ai un dernier mot à te dire pour ton départ:
Je suis désolée pour ce si court voyage à mes côtés,
Rempli de tristesse,stress ,haine et désespoir.
Tu n’as pas pu connaître l’être aimant que je peux valoir.
Promis j’ai compris, pour toi je vais remonter.

Comment peut-on être autant en deuil d’un être dont on n’apprend l’existence
Qu’au moment où il est déjà trop tard même pour la science ?

Laurose

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